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IA : la création de contenus et le cloud, mariage parfait ?

La puissance des GPU actuels permet aux machines dans le cloud d’offrir à la fois une souplesse inédite pour le travail collaboratif, mais également une garantie précieuse : la protection de la propriété intellectuelle.

Véritable séisme dans de nombreuses industries, les IA génératives sont déjà une réalité du quotidien, que ce soit dans les assistants comme Microsoft CoPilot que dans les flux de travail des créatifs. Le hic, c’est que le contrôle que nous avons sur ces IA va de faible – en termes de paramétrages – à nul – quand il s’agit de savoir ce qui est fait de nos données. Cette zone d’ombre quant à ce qui est fait de nos données dans les applications créatives est au cœur des préoccupations des professionnels.

Réalisateur et directeur artistique, Nino Le Chenadec est un des orfèvres de la création assistée par l’IA, avec laquelle il a récemment réalisé le clip du célèbre groupe Magma. Loin d’accepter de travailler avec des systèmes opaques, il a décidé de prendre le contrôle des IA. « La plupart des ‘’IA artists’’ sont en fait des adeptes des prompts léchés pour MidJourney. Mais il faut être sérieux : je refuse de passer par des canaux Discord sans garantie de la propriété intellectuelle de mes clients. Car, en passant par ces systèmes, on fait travailler les machines et les IA des autres et pour les autres. Contrairement à MidJourney, nous travaillons sur des serveurs locaux, rendant la fuite de données impossible. De plus, MidJourney utilise les images générées par les utilisateurs pour nourrir sa base de données. Cela tient beaucoup à cœur de nos collaborateurs de garder un contrôle total sur leurs données ».

Pour ce professionnel qui travaille avec de grandes marques du luxe, impossible de laisser un système tiers travailler sur des packshots de produits à venir et risquer la fuite d’information. Pourtant, il lui faut bien un PC ultraperformant. « Dans ma structure, notre flux de travail est 100% Mac, comme chez beaucoup de créatifs. Mais aussi performantes soient les dernières machines d’Apple, en matière d’IA, ce qu’il faut, c'est un PC avec une grosse carte graphique Nvidia qui prenne en charge CUDA », explique-t-il.

Travaillant dans les milieux de la production vidéo, les deux réflexes que l’on imagine sont l’achat ou la location d’une grosse machine. Deux scénarios que Nino Le Chenadec écarte directement : « La location coûte très cher, bien trop cher ! Pour Magma, nous avions prévu cinq mois de postproduction que les loueurs nous facturaient 15.000 euros. Quant à l’achat, comme mon équipe est dispersée et que nous avons tous tour à tour besoin d’une super machine, cela ne serait pas pratique », explique le professionnel. Qui a trouvé dans les solutions de Shadow les outils parfaits pour marier puissance, flexibilité et sécurité.

Les (nombreux) atouts des machines dans le cloud

Pour les travaux de son équipe, Nino Le Chenadec loue en permanence deux configurations de PC Shadow. « Nous avons un Shadow PC Power de l’offre gaming qui nous sert au prototypage. Et une machine Expert de l’offre Entreprise qui est notre PC de production », détaille-t-il.

Deux PC avec des GPU Nvidia qui lui permettent d’exécuter localement ses IA : « Je travaille avec des développeurs qui créent des appels d’API en Python. Mon équipe et moi utilisons des versions locales de Stable Diffusion, des checkpoints réentraînes sur nos modèles et de LoRA, de petits modèles hautement personnalisés et personnalisables. Je veux être aux commandes de la production des images. » Aux commandes, tant du point de vue du choix des LoRA, que des prompts ou de l’utilisation des images. « Les contenus de mes clients ne sortent jamais de nos machines Shadow PC. Aucune IA générative sur serveur distant ne les utilise, il n’y a donc aucun risque de fuite ou de vol de propriété intellectuelle ».

Des précautions d’autant plus nécessaires que le process de production engendre de nombreuses itérations pour répondre aux exigences qualité de ses clients. « Il peut falloir générer jusqu’à 1000 images pour en livrer 50 », assure le créatif. « Et comme nous travaillons en équipe, nous pouvons nous partager la machine à distance de manière complètement transparente ».

Outre la puissance nécessaire à la génération d’image initiale, les puissantes Quadro RTX 6000 et leur 48 Go de RAM participent à nouveau à la mise à l’échelle des images. « Les rendus initiaux les plus définis légèrement upscalés ne font que 1536 pixels de large. Mais nous rendons à nos clients des images jusqu'à 17K. Donc nous utilisons à nouveau le GPU pour des modèles d’upscale comme Real-ESRGAN. Là encore, le modèle est exécuté localement sur la machine, sans risque de fuite », se félicite le créatif. Qui a encore bien d’autres raisons de louer ces machines dans le cloud.

Une puissance flexible et sans contraintes

Parfois, une démonstration vaut mieux qu’un long discours, comme explique Nino Le Chenadec. « Quand je suis en rendez-vous, j’utilise l’application iPadOS de ShadowPC pour piloter ma machine à distance. En une heure de rendez-vous, on écrit des prompts, on regarde les résultats finaux ensemble. Ainsi impliqué, le client est toujours convaincu à la fin », se félicite-t-il. Ajoutant que « cela serait totalement impossible avec une machine physique. Je ne me vois pas arriver chez un client et poser mon énorme tour de 15kg avec un écran ! ».

Autre avantage par rapport à une machine physique : l’absence de maintenance. « Si je sais monter un PC ou changer un bloc d’alimentation, chaque souci en moins représente un gain de productivité pour moi. Avec Shadow PC, s’il y a un souci matériel, je ne le verrai même pas », conclut l’artiste.

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