Blogue / Test / On a testé : Dragon Ball FighterZ sur Shadow !
On a testé : Dragon Ball FighterZ sur Shadow !

On a testé : Dragon Ball FighterZ sur Shadow !

Un excellent jeu de baston ultra fidèle au manga qui a bercé notre enfance

Il y a 2 mars 2018

Dragon Ball FighterZ est un petit miracle. Un Janus béni, qui réussit le double exploit d’être une excellente adaptation du manga de Toriyama, mais aussi et surtout un jeu de baston cohérent, accessible et profond à la fois. Doit-on cet évènement cosmique à l’alignement exceptionnel des astres ? Non, plutôt à un enchaînement de bonnes volontés et de sages décisions. D’un côté, un switch dans la gestion de Bandai Namco, appâté par les chiffres de l’eSport ou peut-être plus simplement inquiet de voir la popularité de la licence décroître au rythme des jeux sortis. De l’autre, une étincelle de talent brut, échappée du studio nippon Arc System Works, spécialisé dans la baston et dont les mains expertes ont été choisies pour accueillir le bébé Dragon Ball.

LE PLAISIR DES YEUX

Et chez les papas de Blazblue et de Guilty Gear, la spécialité, c’est le versus fighting 2D. Pour les besoins de FighterZ, les Japonais ont donc choisi de rester fidèles à leur savoir-faire, avec une 2,5D modélisée sur un moteur de premier choix, à savoir la dernière version de l’Unreal Engine. Et le résultat est étourdissant. Comme le laissaient deviner ses premiers trailers, Dragon Ball FighterZ est un spectacle dantesque, un hommage visuel tonitruant au manga et à l’anime qui en a été tiré. De la palette de couleurs à la finesse du cel-shading en passant par le choix minutieux des animations, par la façon dont les décors et les vêtements accusent le coup au fur et à mesure des affrontements ou encore par la mise en scène des attaques spéciales, les développeurs se sont échinés à donner vie au matériau original de la plus belle des manières, sans jamais le trahir. Découvrir un nouveau combattant déclenche à chaque fois une bouffée de nostalgie mêlée d’un intense soulagement. Les fantômes de Gotenks, le Kaméhaméha père-fils de Gohan et Goku : tout est fin, soigné et explosif à la fois. L’adaptation idéale, telle qu’on pouvait se l’imaginer étant gamin dans nos rêves les plus fous. Dragon Ball FighterZ, c’est le fan-service bien fait, la madeleine de Proust à 60FPS.