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On a testé : The Council sur Shadow !

On a testé : The Council sur Shadow !

Cette oeuvre est probablement une fiction…

Il y a 6 avril 2018

The Council est le tout dernier né du studio Big Bad Wolf, édité par Focus. Dans la lignée des jeux narratifs comme Life is Strange ou les TellTale Series, The Council est un titre resserrant encore plus les liens entre le jeu vidéo et le cinéma grâce à son système de choix  et de cinématiques interactives.

Marre des jeux enfantins et des thématiques banales ? Lancez votre Shadow et partez en 1793 incarner Louis de Richet le fils de Sarah de Richet, dirigeante d’une mystérieuse société ultra secrète : l’Ordre Doré. A la recherche de votre mère disparue sur l’île privée de Lord Mortimer, un conseiller international influent, vous allez rencontrer de nombreuses personnalités historiques invitées à l’occasion d’une réunion aux desseins encore inconnus. Vous allez devoir faire preuve de bon nombre de qualités oratoires et intellectuelles pour mener à bien votre enquête sur le sort de la mère de Louis et la raison de votre présence sur l’île. Au fil du jeu, vous allez vous mêler à de sombres affaires mêlant politique, occultisme, jeu de pouvoir et manipulation en tout genre. Une histoire en cinq chapitres qui vous offrira une nouvelle vision sur l’histoire du monde à la fin du 18ème siècle et vous fera redécouvrir les grandes thématiques politiques, culturelles et artistiques de l’époque.

PRISE DE RISQUE ET ORIGINALITÉ

N’oublions pas que c’est un jeu narratif. Le gameplay est donc coupé en 3 phases : premièrement les cinématiques où l’on ne fait qu’écouter les personnages, ensuite les choix où l’on doit prendre une décision, sélectionner un sujet de conversation, répondre à une question ou sélectionner rapidement un élément à analyser, et enfin l’exploration où l’on prend le contrôle du personnage à la 3ème personne (on appréciera l’absence totale de QTE). Dans ce gameplay majoritairement passif, le studio nous offre une immersion très réussie grâce à une réalisation audacieuse et soignée. Le style graphique n’est pas le plus avancé existant et ne plaira sûrement pas à tout le monde, mais l’ensemble est beau à voir et reste cohérent avec les thématiques abordées et l’ambiance malsaine qui règne dans le manoir. Les personnages sont très détaillés, c’en est presque perturbant. Leur visage est donc très expressif ce qui permet une analyse efficace de la conversation. Le décor est absolument sublime : le palace de Lord Mortimer est une véritable galerie d’art exposant des oeuvres mondialement connues fidèles à leur apparence réelle. Les tableaux ont tous un côté religieux, mystique et morbide très sombre qui renforce l’aspect malsain des lieux et de ce qui s’y trame (comme Saturne dévorant son fils, de Goya). Enfin, la bande-son est probablement la plus grosse réussite de cette réalisation. La musique sait trouver la juste note pour s’accorder à la situation. En plus d’être belle et agréable à entendre, elle renforce l’immersion en se déclenchant à des moments propices et souvent inattendus.